Viols en Côte d’Ivoire : la justice doit sévir pour décourager la répétition

Viols en Côte d’Ivoire : la justice doit sévir pour décourager la répétitionCes derniers mois, la Ligue Ivoirienne des Droits de l’Homme (LIDHO) observe qu’il se déroule des faits suffisamment graves pour en appeler à une réaction vive et diligente de sa part.En effet, La ligue ivoirienne des droits de l’Homme a documenté les faits suivants :Le lundi 30 août 2021, la chaine de télévision privée NCI dans son émission « La télé d’ici vacances », animée par Monsieur Yves de M’Bella et diffusée en direct, a invité un « ex »violeur récidiviste et condamné, à procéder à une démonstration de viol sur un mannequin ;Le mardi 28 septembre 2021, la LIDHO à été informé par voie de presse, de l’ouverture d’une enquête à Abidjan contre le ministre ivoirien de la Réconciliation Nationale, Monsieur KOUADIO Konan Bertin, dit « KKB », suite à une plainte pour viol déposée à la gendarmerie par S.D., une artiste ivoiro-camerounaise.Le lundi 10 octobre 2021, la presse nationale, a rapporté le viol d’une enseignante de la Direction Régionale de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation à Sandégué dans le département de Bondoukou, dans la nuit du mercredi 6 au jeudi 7 octobre 2021.Au moment où les organisations de défense des droits humains, particulièrement des droits des femmes s’activent de plus en plus dans la luttent contre les violences sexuelles sous toutes leurs formes, il est inadmissible et même outrageant qu’une agente de l’État en fonction subisse cet acte odieux, humiliant et dévalorisant , portant gravement atteinte à la dignité humaine.La Ligue Ivoirienne des Droits de l’homme (LIDHO), choquée, outrée et scandalisée par ces agissements relevant d’une époque préhistorique, s’insurge contre les auteurs de tels actes et leurs complices, condamne avec la dernière énergie, ces actes de viols qui constituent un crime.Tout en se félicitant de la prompte réaction des organisations de défense des Droits Humains, des autorités administratives, et de la communauté éducative dans son ensemble, la LIDHO en appel à la diligence des autorités et particulièrement des acteurs de la chaîne pénale, dans le traitement de toutes ces procédures, afin que les auteurs répondent de leurs actes.La LIDHO invite le Gouvernement de façon particulière, au-delà de la compassion manifestée aux victimes, à leur apporter une prise en charge holistique.La LIDHO en appelle au Gouvernement quant à leur responsabilité à garantir la sécurité de tous les citoyens et des personnes vivant en Côte d’Ivoire et plus singulièrement, celle des agents du service public sur toute l’étendue du territoire national.En tout état de cause, la LIDHO, dans le cadre de sa mission de promotion, de protection et de défense des Droits de l’Homme, attachée+ aux libertés fondamentales et aux principes des Droits de l’Homme, entend continuer à jouer pleinement son rôle de veille et d’alerte afin de contribuer efficacement à la consolidation de l’État de Droit.Fait à Abidjan, le 14 octobre 2021Pour la LIDHOLe PrésidentNETH Willy Alexandre

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